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A l'affiche !

du vendredi 12 décembre 2008 au dimanche 14 décembre 2008

La Fête des Flambarts

Du 12 au 14 décembre 2008, dans le centre ville de Dreux  

La Fête des Flambarts - Patrick Forget / www.sagaphotos.comTous rassemblés, les drouais festoient autour de leur fête favorite, celle du feu, de la lumière, du solstice d'hiver, de leur ville. Un seul mot d'ordre : s'amuser, se déguiser et suivre les parades résonnant dans les rues. Participer aux bals, animations dégustations de spécialités, organisées à divers coins de rues. Pour clôre cette fête un spectacle pyrotechnique est organiser.  

Historique : La procession des Flambarts se faisait la veille de Noël. Quelques jours auparavant, on fendait en plusieurs éclats par le gros bout et sur la moitié de sa longueur une branche de chêne ou un morceau de bois blanc sans écorce d'environ deux mètres ; puis on le faisait sécher au four pour le rendre plus combustible. On obtenait donc des flambeaux en forme de lardoires.
Le jour de la cérémonie, 700 à 800 habitants de la ville, anciennement après observation d'un grand jeûne, s'assemblaient par quartiers à la tombée de la nuit, vers cinq heures du soir plus précisément. Au premier son de la grosse cloche de l'Hôtel de Ville, chacun allumait son flambart, le mettait sur son épaule à la manière d'un fusil et on partait, tous rangés par ordre et par état, accompagnés de tambours et de violons, pour se rendre à la Grande Rue.
On y voyait également plusieurs crèches portées par deux jeunes hommes vêtus de blanc. La procession effectuait au milieu d'une nombreuse assistance, "presque en courant", trois fois le tour de la halle en chantant "Noël, Noël, Noël". Puis on allait à l'église paroissiale dont on faisait une fois le tour à l'extérieur pour terminer devant le grand portail où selon la lettre de 1740 on déposait les flambarts allumés pour qu'ils achèvent de se consumer tandis que l'on se retirait en silence.
Au retour dans sa maison, il était alors d'usage de mettre dans le foyer de la cheminée un gros tronc d'arbre. Quand cette Bûche de Noël était consumée et qu'il n'en restait qu'un charbon "gros comme un chapeau", on retirait ce dernier du feu et on le conservait soigneusement car on lui attribuait la vertu de préserver du tonnerre.